Samedi 7 mars 2009
















     
          



De toute façon ça partait mal.




Il me faut commencer par le début pour que vous compreniez bien que cette randonnée était placée sous le signe de l'interdiction au moins de 18 ans. D'ailleurs, si tu as moins de dix huit ans, lecteur chéri que j'adule et auprès de qui je réchauffe mon âme les soirs de tristesse, tu doit quitter ce blog et aller chercher ailleurs les idées qui t'aiderons à t'endormir les mains sales.


Vous savez tous que je suis routier, et, que nos convocations se font par sms, jusque la y' a pas d'embrouille, tout va bien. Je croyais que tout allait bien. Une semaine de travail sans histoire en sommes, jusqu'à.... Harg, Horreur, enfer et damnation, je reçois une inscription en retard. Ça peut arriver, mais ce monsieur, B.T. pour ne pas le nommer, me demande si pour se faire pardonner il aura droit à la fessée. C'est la que tout a commencé. Lorsque la personne est douce et fragile et aime ce type de pratique, je vous avouerai que cela ne me laisse pas insensible. Le son de la main claquant sur une peau douce et imberbe recouvrant un muscle tonique.... Je ne vais pas non plus vous décrire toutes mes perversions.

Mais imaginer la marque de mes doigts se mélangeant à la marque rouge du réceptacle de faïence blanche immaculée qui le matin même, probablement après un café et un mégot, reçu son offrande de ce postérieur velu, c'en est trop, au jour d'aujourd'hui (notez cette magnifique redondance) j'en ressens encore l'effroi de l'égout, le beffroi de mon dégout, l'abbé froid des goûts de mon marquis préféré.


Mais voilà ce n'était qu'un début. Dés potron-minet (j'adore cette expression, vous pouvez la remplacer par: « dés potron-jacquet » ça marche aussi) au petit matin, fort tôt, à l'heure ou blanchit la campagne, nous allions par les chemins, les poings dans les poches crevées d'un paletot qui aurait put être idéal. Ouai bon c'était le matin quoi. Nous partons Jean-Pierre, Jean-Paul, Pierre et moi, voir si tout passe comme il faut. Nous arrivons en très peu de temps dans un chemin dont l'impraticabilité m'évoque l'impénétrabilité d'un cabas de grand mère dont persil et fanes diverses dépasseraient. Un ticket de métro en mal de compostage débordant de son portefeuille 50% coton, 50% viscose et 100%visqueux (oh putain la métaphore se met a foirer) Nous nous mettons donc en devoir de débroussailler, d'égaliser, voire même de débarder. Nous finissons vidé, harassé, le corps griffés, le cheveux en bataille, haletant, mais fier d'avoir ré ouvert un passage qui aurait pu rester impraticable encore longtemps.


L'après midi nous partons sauter de la congère, ça tire dans tout les sens, la blancheur immaculée se retrouve souillée de notre passage. Sa virginité n'est plus qu'un souvenir. On tire, on pousse au cul, on laboure, on la bourre et on passe. En gros nous passons l'après midi comme des cons à faire une trace pour nos copains, et quand les cons gèrent pour leurs congénère qu'on généralement pas peur, les cons génèrent génialement. ( ne pas confondre avec génie allemand, nous ne nous frottons pas à Einstein (et oui y'a génie sans frotter))


Et maintenant la nuit.


Virginie notre photographe, monte avec moi, et nous partons tout feux allumés, en convoi qu'on voit.

Vroum vroum tutut tagada la voilà la totomobile. Jusque la ça se passe bien. Puis un bruit dans le genre crountch crrrr blingblang bof.


Virginie: tu trouve pas qu'il y a un nouveau bruit


Moi, détendu: Il y en a déja tellement que parfois on s'attarde un peu plus sur un en particulier.


Quelques minutes plus tard


Virginie: oui mais il me semble pourtant


Moi, véhicule arrêté: Seb y' a un bruit en plus


nous regardons en dessous vers l'arrière.


Seb: non je vois rien


Moi: Moi non plus


Nous: bon ben on continu


un peu encore plus tard

Moi: Tu trouve pas qu'il penche un peu


Virginie: si un peu


Moi: ce doit venir du chemin


Ben en fait point du tout, que nenni, fichtre, l'enfer, diantre (sinon y'a l'enfer de Dante mais c'est une autre histoire: le bris de l'ame) les brides de lames avant droite cassées, le patrol avançait toujours. C'est beau, c'est courageux de sa part. Imaginez vous marcher avec un genoux cassé, une comédie inhumaine comme seul Balzac vous l'infligerait. (il n'y a pas de quoi l'honoré)<- ça c'est une faute volontaire


Je tiens à rappeler à tous que ce n'est pas parce que Virginie à l'habitude de tirer avec l'astra, (et oui je n'ai pas pu m'en empêcher) que je souhaitais lui faire le coup de la panne, et, de ce fait tenter de vérifier si elle avait les même disposition dans un patrol. En plus ce n'aurait servit a rien, vu que c'est elle notre photographe, aucun cliché n'aurait pu immortaliser ce moment. Nous l'aurions nommé, l'ébat des bois, déboires des bas, l'abat aux abois, l'âme débridée, maux des brides et con séquence, mots débridés et conséquences.


Bref nous abandonnons un être cher sur le bord de la route, pas Virginie, le Patrol, juste avant de mettre les pneus dans la neiges. Il est dit que le Patrol ne verra pas malbo cet hiver.


Pour la partie neige les photos parlerons mieux que moi.


Et pour le repas Virginie (l'autre, celle de l'auberge paysanne) nous a encore comblé, jusque potron-jacquet (je vous ai dit que j aimais bien cette expression) la forçant à rester fort tard, dictateurs de notre soif... de discutions. En sortant la lumière nous aveuglait presque. L'image était avoir, des potes, rond, miné, des poltrons mis nez a nez avec le soleil, spot despote.


Et juste comme ça en passant, Vincent, c'est vrai que Jean-Paul il est pas mal????????????

Par therondels4x4aventure
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